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Interview Gospel : Marie Annick Nsilulu

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Marie Annick NsiluluNée à Montpellier, passionnée de Gospel, de louange, d’adoration, et bercée depuis toujours par des mélodies africaines, Marie-Annick est une artiste à la voix chaude et étonnement grave. Fille de pasteur, elles sont, avec sa sœur jumelle, les benjamines d’une famille de cinq filles. Pendant son enfance, Marie-Annick découvre la musique aussi bien à l’église qu’aux répétitions de la CHORALE où elle fait ses débuts.

La musique a toujours eu une place particulière dans la maison où elle grandit et où la culture musicale familiale alliait les chants traditionnels du Bas-Congo (Kilombo) dont elle est originaire, la louange, le gospel, et les cantiques traditionnels de France ou d’ailleurs.

Mais on ne peut évoquer son parcours artistique sans parler d’Emmanuel Djob (figure emblématique du gospel montpelliérain), le Pasteur Anderson Moubitang, et le Pasteur Zang. C’est avec ces trois personnes chères à son cœur que Marie-Annick fait ses premiers pas dans la chanson. Tous les trois font grandir en elle un amour profond pour la musique, et lui permettent de découvrir toute la beauté et la joie qu’il y a de partager une parole, une pensée, un mot. « On ne peut chanter à moitié! » disaient-ils, il faut aller au bout du message que l’on veut transmettre, et celui de l’Evangile est d’une beauté toute particulière!

A l’âge de 17 ans elle dirige avec Patricia, sa sœur jumelle, la chorale de leur lycée. Pendant cette année scolaire, elles ont littéralement transporté ce chœur dans l’univers du gospel. Encouragée par ses parents à cultiver cette passion et à persévérer dans cette VOIE, Marie-Annick intègre plusieurs formations de gospel à Montpellier. Elle évolue au sein de la Kumbaya Mass Choir, puis intègre le groupe féminin Blackness, la chorale Gospel Universty Choir (GUC), pour enfin se consacrer aux formations au sein desquelles elle est encore active aujourd’hui : FredL Gospel, Shine Gospel, New Orleans Gospel Quartet (NOG) et Kimia Gospel Choir, (Kimia est le chœur de l’Eglise du Tabernacle où elle mène la louange avec ferveur).

Forte d’une solide expérience de la scène acquise au fil des années, elle se met alors à partager celle-ci en tant que choriste d’artistes qu’elle affectionne, comme Emmanuel Djob, Jessica Dorsey, ou encore Olivier Cheuwa, dont elle a assuré la première partie avec Shine Gospel.
Marie-Annick apparaît ensuite sur des projets d’albums urbains, en duo avec des artistes chrétiens reconnus : on peut notamment l’entendre dans le dernier Gospel Act de Piero Battery (Gospel Act 5), sur l’album « Louange Urbaine » du collectif Konexion, mais aussi sur quelques titres du premier album solo de la talentueuse Melina Ondjani, en tant que choriste.

Marie-Annick Nsilulu est également une musicothérapeute de profession. La musique n’est donc pas seulement une passion, selon elle, c’est aussi une voie que Dieu emprunte pour parler à son peuple. Son premier album intitulé « Majesté » marque l’accomplissement d’un parcours musical riche en couleurs, où les styles se mêlent en dévoilant un message unique. Il est tout simplement une invitation à louer le Créateur de toutes choses.

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1-Bonjour Marie Annick. Encore merci d’accorder cette interview pour FemmEsprit Le Mag. Pourrais-tu te présenter pour nos lectrices?
Je suis originaire du Congo (RDC), fille de pasteur, et issue d’une famille de cinq soeurs.
J’ai aussi la joie d’être l’épouse d’un homme exceptionnel.

2- Tu es musicothérapeute de profession. Comment la musique et ta foi t’ont conduit à choisir cette voie ?
La musique fait partie intégrante de ma vie, et la foi aussi. Avec un papa pasteur et une maman aide-soignante, j’avais une chance sur deux de tomber dans la marmite. Ce sont eux qui ont fait mûrir en moi cette volonté d’aider l’autre. J’ai compris au fur et à mesure qu’avoir la foi n’était pas une fin en soi. En fait, il ne suffit pas de croire, mais il faut aussi poser des actes de foi, je crois que l’un ne va pas sans l’autre.
Nous sommes au coeur d’une génération où tout est centré sur soi. On est tellement préoccupés par ce qui se passe chez nous qu’on en oublie ceux qui sont juste à côté de nous. J’ai réussi à trouver une voie dans laquelle je peux allier musique et aide. C’est un très beau métier de soutien encore peu connu, je vous invite à le découvrir.

3- Ton album est sorti depuis plusieurs mois maintenant. Y a-t-il un fil conducteur à cet ensemble ou alors est-ce plutôt un album éclectique ?
Certains considèrent l’album « Majesté » comme un album plutôt destiné à un public africain. D’autres trouvent qu’il y a là un ensemble assez éclectique pour parler à tout le monde, c’etait le but! Il y a des ballades, de la louange aux rythmes typiquement congolais, quelques airs latinos, du raggae, et du gospel francophone.
 On a réalisé cet opus en mettant en avant les styles de musique que j’aime, et surtout que je voulais partager. Il y en a un petit peu pour chacun.

4- Tu as fait partie de plusieurs formations Gospel. Quels conseils donnerais-tu à un(e) jeune qui voudrait servir le Seigneur au travers de la musique ?
Il ne faut jamais oublier que lorsque l’on veut servir Dieu par le chant, on le sert Lui, nos preformances ne sont qu’un moyen dont on dispose. Plus tu développes une intimité dans ta relation avec Dieu, plus ton adoration sera profonde. En fait, ta manière de servir Dieu va dépendre de ce que tu vis avec Lui; et c’est ce que tu vas exprimer par la suite dans ta musique.
Si tu ne connais pas Celui pour lequel tu chantes, que pourras-tu dire à son sujet? Il y a tellement de personnes qui savent chanter, ou jouer d’un instrument! Ce qui fait la différence, c’est lorsque l’on mesure chaque mot que l’on chante, alors là c’est autre chose, et quelles que soient nos aptitudes. 
Evidemment, on peut par la suite se perfectionner, travailler sa voix, son jeu … pour Lui offrir le meilleur.

5- Emmanuel Djob a-t-il été un mentor pour toi ? Et, si oui, quels ont été les bénéfices de ce mentorat dans ton évolution artistique ?
Emmanuel Djob est avant tout un grand frère.
Je le dis souvent, il est l’une des premières personnes que j’ai entendu faire du gospel, j’avais moins de six ans (il me semble).
J’admire beaucoup le musicien qu’il est, et malgré le temps, il est assez fidèle à ses convictions: croire en la musique que l’on fait. On ne fait pas de la musique pour soi-même, mais pour partager ce qu’il y a à l’intérieur de soi. C’est quelqu’un de très rigoureux dans le travail, parce qu’il sait ce qu’il veut faire de sa musique, et il sait où il veut mener les auditeurs. En même temps, cet homme est très simple, juste convaincu de ce qu’il fait. Chacune de ses musiques a une histoire, et à chaque fois qu’il la joue, il nous la raconte.
Ça, c’est un bel exemple!

6- Tu cites également le pasteur Anderson Moutibang, le pasteur Zang ainsi que tes parents comme des personnes ayant participé à ton « processus de maturation ». Selon toi, pourquoi est-il si important que nous soyons entourés de personnes spirituellement durant ce processus ?
Il est tellement facile de s’éloigner de ce qui est bien, et il y a tellement de pièges!
 Pour moi, ce soutien spirituel est comme un garde-fou. Personne n’est à l’abri de tomber, qui que l’on soit, voilà pourquoi il est bon d’être entouré et conseillé par des personnes qui ont fait leur petit bout de chemin dans la foi. Il y a toujours plus grand que soi-même.

7- Ton album est bilingue, en lingala et français, pourquoi ce choix ?
En réalité, l’album « Majesté » est trilingue: français, lingala et kikongo, dialecte du Bas-Congo dont je suis originaire.
Beaucoup pensent que les chants religieux, de manière générale, sont plus jolis en anglais, surtout depuis que la France est plongée dans l’univers du gospel et des groupes poprock chrétiens d’influence anglophone.
Pour ma part, j’ai pris le parti de m’adresser en français, la francophonie a aussi besoin de recevoir un message d’espérance.
Étant congolaise, il était aussi important pour moi de partager un message dans la langue du pays. Le peuple congolais aime la louange et l’adoration, et j’ai toujours baigné dans cette culture. Le lingala est vraiment une très belle langue, et elle l’est encore plus quand on l’utilise pour rendre gloire à Dieu, il y a comme une certaine profondeur dans les mots.
Le kikongo est l’une des langues que l’on parle dans notre région du Bas-Congo. 
D’ailleurs, « Nsilulu » signifie en kikongo « promesse ».

8- Dis-nous tout ! Quelle est ton actualité, des dates en prévision ?
Pour ce qui est de l’actualité, il y aura d’ici peu de la nouveauté du côté de notre chaîne Youtube. 
D’autres concerts aussi dont prévus, les choses se mettent en place.
Et puis il y a ma participation
aux Angels Music Awards en Octobre, une grande première en France. N’hésitez surtout pas à me soutenir et à voter pour moi en tant que Meilleure artiste de l’année, les votes sont déjà ouverts! Cliquez ICI pour voter pour Marie Annick

9- Le mot de la fin pour nos lectrices ?

Soyons des femmes d’action, des femmes qui se lèvent pour annoncer l’Évangile au delà des quatre murs de nos églises.
Diffusons l’amour autour de nous, et n’oublions pas qu’il n’y a jamais trop d’amour à donner!

La rédaction de FemmEsprit Le Mag et moi-même te souhaitons le meilleur pour l’avenir et plus de chansons qui seront une thérapie pour notre âme !

Jessy

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